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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 14:25

Puisque l'actualité du Stade n'est pas franchement bandante, parlons d'autre chose.

Je me tiens à l'écart des médias de masse qui font des performances du PSG leur fond de commerce, mais pas au point d'ignorer que le club qatari a semble-t-il pris une leçon au Parc face au Barça l'autre soir. Un homme est particulièrement pointé du doigt : David Luis, coupable d'avoir laissé par deux fois Suarez glisser la balle entre ses jambes, et apporter ainsi un danger fatal dans la zone sensible.

 

david luis eiffel

 

Concernant les sports collectifs, rugby et foot en particulier, l'arrière-plan sexuel a été diagnostiqué depuis longtemps. Les relations de vestiaires, le mystère de la mêlée, le but du foot – mettre le ballon au fond des filets et célébrer l'acte dans une sorte de transe – peuvent aisément être interprétés par le prisme d'ambivalences telles que homosexualité refoulée / virilité exacerbée, quête de la matrice / orgasme.

Mais attardons-nous sur la symbolique que renferme ce fait de jeu nommé « petit pont ». Le subir est une humiliation, une forme de déshonneur. Non seulement on se fait mystifier, mais baiser, au sens sexuel du terme, et devant tout le monde. En cause ? Un mélange de naïveté et de passivité, l'une et l'autre forcément honteuses selon le jugement phallocrate et rigolard qui prédomine dans les cours de récré et les cafés du commerce. Le bashing de David Luis sur la Toile fait penser aux railleries que subirait une fille facile ou, plus glauque mais plus exact, une oie blanche un peu cruche qui subirait une pénétration "à l'insu de son plein gré". Le petit pont n'est pas un viol, c'est un geste non seulement autorisé, mais encouragé et plébiscité, car il requiert vista, malice et agilité de la part de l'exécutant; mais la victime n'est jamais consentante.

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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 21:48

Leroy a vieilli

Le mec, là, à droite - pour nous - d'Abel Khaled (dont fb me souffle qu'il a 22 ans aujourd'hui, grand bien lui en fasse),
ce mec donc, on voit bien qu'il est chenu, même s'il a le crâne ras - et depuis longtemps, ce qui dénonce d'ailleurs d'autant mieux son âge.
En plus il a les épaules un peu voûtés, mais ça non plus ce n'est pas récent.
Le fils Delerm avait pondu une chanson il y a quelques années (disons 11...) pour dire sa stupéfaction en constatant que les filles de 1973 avaient 30 ans.
Eh bien moi je fais ce post uniquement pour énoncer le fait suivant: Jérôme Leroy est un vieux footballeur.
Oui, l'ancien chien fou du foot français, infatigable batailleur des prés à la mèche hyper-courte, a vieilli.
Hier il est sorti à l'heure de jeu, fourbu, sous des applaudissements nourris car le public de Le Blé sait reconnaître un bon travailleur.
Voilà, Leroy n'est pas mort, vive Leroy comme passeur/marqueur de temps (et parfois de buts).
A part ça le stade a battu le doyen du foot français dans des conditions pleines de déférence pour ses origines british, et pointe en tête du championnat.

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20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 00:50

Bien vu la pub qui met en avant une gueule de pub - prononcer peub, dans le sens de bistro irlandais bien sûr - à Brest: depuis le début de l'été, le pacha de retour à bon port affiche un regard défiant, façon western, et interpelle le ti-zef calciomane, mettant sa fidélité en doute.

trogne-alex.jpg

Ouais, je l'ai reprise, ma place, dans ma tribune sans toit.

Sans toit certes, mais sans foi ? Je ne dirais pas ça, mais avec une bonne dose de scepticisme, un fatalisme de "bon" aloi, du genre c'est ma croix de supporter brestois.

Le nul d'entrée à Châteauroux, fût-il à rebondissements, suivi de l'humiliation quasi-programmée en coupe de la ligue ne m'ont pas incité à sortir de ma réserve.

Et puis il y a eu cette victoire à domicile - oui, à la maison ! un plaisir que nous n'avions pas goûté depuis... presque le temps qu'il faut pour faire germer un marmot,

et cette autre ce soir à Marcel Picot...

Qui vivra verra.

Grougi, contre qui j'ai tant pesté ces 2 dernières années, a retrouvé son niveau - celui de la ligue 2 ? - et signe un beau but.

La caméra de vestiaire nous en apprend davantage après le coup de sifflet final: Pandor lance la célébration sur le mode médiatique convenu depuis quelque temps, et se plante; ça part en couilles, c'est ridicule, quand - surprise - Grougi, impérieux, rappelle ses camarades autour de la table pour terminer comme il faut la messe. Urbi et orbi ?

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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 01:09

Une relégation, comme la mort d'un proche, contraint ceux qui restent à mesurer le passage du temps, et marque la fin d'un cycle.

C'est ce qu'a ressenti et exprimé à l'emporte-pièce la tribune de Quimper face à Rennes, en reprenant les chants de la belle époque, scandant les noms des héros de naguère - dont un était encore sur la pelouse, ombre de lui-même: Grougi.

Depuis le début on savait que, compte tenu des moyens du club, seul un état d'esprit irréprochable permettrait de s'en sortir.

Le reste de cet état d'esprit qui a permis la montée et le maintien deux fois s'en est allé avec la blessure de Baysse, la vente de Ben Basat et le renvoi de Chauvin.

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 12:22

Habemus papam fanaticum

img-habemus-camiseta-1363272508_620_400_crop_articles-16770.jpg 


Opus Messi

http://referentiel.nouvelobs.com/file/5460117.gif 

Dies Irae: Orientis pisces 4 - Venti occidentes filii 0

Deus nobiscum'st ? Fiat miraculum !

 

 

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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 16:27

Entre deux réceptions du club qatari, il s'est passé 2/3 trucs: la belle victoire contre le pillard lillois, le but du maintien inscrit par Jemaa, la mort de Thierry Roland, les sacres de Loulou Nicollin et de la Roja, l'affaire de l'escargot de Quimper...


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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 16:15

Je lisais ces jours-ci dans So Foot un très savoureux article sur le Crazy Gang (l'équipe de Wimbledon au tournant des 80's).

Joey Barton, nimbé de sa sulfureuse réputation, semblait incarner la survivance de ce foot anglais ultra-rugueux.

Or, dans la brume de Le Blé dimanche dernier, je le vis surgir en chaussettes roses et soudain me rappelai qu'il avait imploré la bonne Mère cet été pour jouer à l'OM.

Il a d'ailleurs joué juste, mesurant son engagement. Les temps changent...

http://www.finistere-foot.fr/images/igallery/resized/401-500/121202_brest_marseille-483-800-600-80-rd-255-255-255.jpg

 

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 12:57

Hier Zlatan a posé le pied sur l'île de beauté et... ce fut une boucherie. "Je ne suis pas son fils" s'étranglait Angoula en revivant son altercation avec le grand steak, une expérience humiliante partagée par le bouillant public de Furiani que l'insolente supériorité de l'attaquant du PSG a réussi à réduire au silence. Zlatan est grand.

 

YHWH aussi

 Qu'on l'appelle "petite étoile" (comme Chauvin après le match), bonne fortune, Dieu, ou qu'on ne l'appelle pas (suivant en cela la prescription juive), une puissance bénéfique semble veiller sur l'équipe de Brest quand elle joue à domicile en ce début de saison. Face à VA les choses étaient fort mal engagées en 1ère mi-temps, et on n'était pas loin d'une honteuse démission collective. Au retour des vestiaires changement de paysage: mené par un Eden très motivé déployant toute son exubérance méditerranéenne, le groupe retrouve ses vertus et ses moyens, et l'emporte à l'arrache.

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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 13:22

Rien de tel qu'un beau tir en pleine lucarne pour déchirer la toile qu'une araignée porteuse de déception commençait à tisser dans les crânes brestois.

C'est Geoffrey Dernis, au sujet duquel, quelques minutes plus tôt, je me demandais s'il était venu ici uniquement pour profiter de l'air marin, qui, à l'ultime seconde, activant ses courtes jambes à l'angle de la surface, a donc décoché ce coup de fusil libérateur nettoyant la lucarne la plus proche.

Les joueurs s'empilent, les tribunes sautent, l'orage s'éloigne. Brest l'emporte sur le fil pour la 2e fois à domicile - la 1ère contre Evian était méritée, celle-ci est chanceuse, tant les joueurs ont eu en 2e période un relâchement d'autant plus coupable qu'il s'agissait d'effacer le souvenir cuisant de la râclée prise à Saint-Etienne le week-end dernier.

"En une seconde, tu oublies tout. De nouveau, ils sont tes héros. C'est une dynamique typique du mécanisme qui régule l'humanité. Le football, c'est de l'anthropologie à l'état pur".

Piperno, encore lui (voir le post précédent), décrit bien l'extrême versatilité d'un public de foot. Quels auraient été les réactions et les commentaires si Dernis n'avait pas sorti ce coup de patte miraculeux ?

A quoi tient une victoire, ou une défaite ? La lucarne de Dernis fait écho à la toile de Thébaux lors de la 1ère journée à Nancy.

A quoi se joue une saison ? Comment enclencher une dynamique positive qui permette de s'en sortir, voire mieux, dans cette épreuve au long cours qu'est le championnat ?

C'est un ensemble de facteurs que la fortune, bonne ou mauvaise, vient sanctionner. Parmi ceux-ci, le fait de recruter des joueurs qui ont fait leur preuve, comme Dernis, l'aura médiatique étant une plus-value non négligeable - à ce titre Mendy remplace cette année Zebina, de manière peut-être plus durable, car il y a une évidente adéquation entre son comportement sur le terrain et l'esprit ti-zef.

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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 12:33

Alors que la célébration unanime et béate des valeurs de l'olympisme touchait à sa fin, ayant pour une fois relégué la reprise du championnat au second plan malgré (ou plutôt à cause de) la spectaculaire OPA qatarie, je suis tombé dans So Foot sur le revigorant entretien d'Alessandro Piperno, juif, laziale, et accessoirement talentueux écrivain.

Iconoclaste, il pose d'entrée que le Brésil de Socrates et le Barça de Messi l'ennuient; à ce qu'il nomme "romantisme dans le jeu" il préfére les faits: ce sport a ceci d'unique que les plus faibles l'emportent régulièrement, la nazionale en 82 par exemple ; de même il défend le mauvais esprit qui y règne contre le fair play: le foot est tout sauf ludique; ce n'est pas un divertissement pour les familles. Il décortique les mécanismes intimes du supporter véritable qui perd l'appétit quand son équipe perd un match et préfère à sa victoire la défaite de l'adversaire (le rival honni étant ici romaniste bien sûr) car il sait dans quel sombre gouffre de déprime ce dernier va se retrouver temporairement plongé.

Il ose également une démonstration définitive de la supériorité de Maradona sur Messi fondée sur des considérations esthétiques: "Maradona était beau (Piperno d'ajouter quelques précisions pour dissiper toute ambiguïté d'ordre érotique)... je parle de joueurs beaux pour le football. Maradona, il avait de grosses jambes, des grosses épaules, il était toujours droit, il n'y avait aucune partie de son corps avec laquelle il touchait le ballon qui n'était pas de la poésie." Pour appuyer son propos il fait cette observation très juste, qu'aucun homme ayant vu jouer Diego ne saurait démentir: "Lorsqu'il faisait une passe à un coéquipier, on avait l'impression que le ballon était la continuation de son pied." Le couperet tombe ensuite, implacable, sur le prodige actuel: "Messi, lui, quand il tape dans la balle, ce n'est pas beau. Et lui n'est pas beau non plus. Ses jambes ne ressemblent pas à grand-chose, il a ces énormes chaussettes, il hausse tout le temps les épaules quand il court."

Enfin il se fend de cette sentence parfaite: "le football te donne en pilule ce que la vie te donne avec le temps".  

Les bases de la passion footballistique ainsi re-posées, me voilà prêt à entamer tout à l'heure une nouvelle saison de supporter à Le Blé, pour le pire bien plus sûrement que pour le meilleur.

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